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     Assurer sa sécurité en randonnée | rappels utiles
 

       Aujourd’hui, je me lance un challenge :
   Revenir sur les points-clés de la sécurité en randonnée en quelques lignes. Ce n’est pas facile, car c’est un domaine vaste et complexe et qu’une bonne partie du contenu sur Randonner Malin traite de près ou de loin de la sécurité. Mais de temps à autre, cela mérite bien quelques rappels.
 
   Je tombe parfois sur des articles au sujet de randonneurs perdus ou bloqués et devant être secourus. Et cela n’arrive pas qu’en montagne ! Bien souvent, il s’agit de personnes mal préparées ou qui n’ont pas tenu compte des règles de sécurité de base.
 
   Voici donc les principales recommandations pour ne pas faire partie des personnes qui viendront remplir les colonnes « faits divers » des journaux. ;-)


1. Préparer son itinéraire

   Le meilleur moyen pour randonner en toute sécurité (et éviter de se perdre) consiste avant tout à bien préparer son itinéraire. Collectez toujours les informations nécessaires comme :
  • le point de départ et d’arrivée ;
  • le type de sentier et le balisage à suivre ;
  • le dénivelé ;
  • la distance ;
  • la difficulté ;
  • les différentes étapes s’il s’agit d’une randonnée itinérante ;
  • etc.
   Cette liste n’est pas exhaustive et il y a de nombreux autres aspects à prendre en compte avant d’entamer votre marche. Pour tout savoir sur la façon de préparer une randonnée, voici un article en deux parties qui devrait vous aider :
https://​www.​randonner-​malin.​com/​comment-​preparer-​une-​randonnee/
https://​www.​randonner-​malin.​com/​comment-​preparer-​une-​randonnee-​suite/
 
Note : N’oubliez pas non plus de vérifier la météo. L’orage, le vent ou encore le brouillard peuvent aussi être des facteurs « accidentogènes ».


2. Emporter de l’eau et de la nourriture (sans se surcharger)

   En randonnée, avoir suffisamment d’eau n’est pas qu’une question de confort, c’est surtout une question de sécurité. La déshydratation, surtout en cas de forte chaleur, est un vrai danger pour les randonneurs. Pour faire le point sur l’hydratation en randonnée, je vous recommande la lecture de cet article : https://​www.​randonner-​malin.​com/​vous-​hydratez-​vous-​cor​rect​emen​t-​pendant-​vos-​randonnees/

   Il va sans dire que l’alimentation est également importante. Pour pouvoir marcher sans risquer l’hypoglycémie, assurez-vous que vos repas vous apportent assez d’énergie et que vous avez un apport régulier pendant l’effort (par exemple : les classiques fruits secs ou barres de céréales).

   Il est aussi important d’avoir une consommation suffisante en sodium pour éviter l’hyponatrémie.


3. Avoir du matériel adapté

   Je ne compte plus les fois où j’ai vu des personnes partir en randonnée avec un équipement inadapté. Entre ceux qui essayent de traverser des névés en baskets de ville à semelle lisse et les autres qui ne jurent que par le coton… les accidents sont vite arrivés.

   Randonner sans matériel adapté, c’est multiplier les risques de chute, de blessure, d’hypothermie et j’en passe. Quand je parle de bon matériel, cela ne signifie pas pour autant qu’il faille investir des centaines d’euros dans des équipements de grande marque. Il existe des produits de randonnée à des prix abordables qui « font très bien le job ». J’en parle d’ailleurs dans cet article : https://​www.​randonner-​malin.​com/​materiel-​de-​randonnee-​grande-​dis​trib​utio​n-​ou-​marques-​spe​cial​isee​s/
   Les névés sous le col n'ont pas l'air de grand chose vus d'ici, mais nécessitaient d’être bien équipé et d'avoir un peu d'expérience pour les négocier, car la glissade n'était pas une option. Des randonneurs ont d'ailleurs fait demi-tour derrière moi car ne le "sentaient pas" - et c'est tout à leur honneur. En montant vers le pic de Bure (Dévoluy, Hautes-Alpes).
4. Ne pas surestimer son niveau

   Se lancer sur un sentier trop difficile, parfois ça ne pardonne pas (et je ne parle pas uniquement en termes de courbatures). Surestimer ses capacités techniques et physiques est un très bon moyen de se blesser ou de se mettre en danger. Je vous conseille donc d’avoir un regard objectif sur votre niveau, même si ce n’est pas toujours évident. Demandez-vous si vous êtes prêt pour cette randonnée ou si un sentier plus facile ne serait pas une meilleure option.

5. Limiter la prise de risque

   Votre randonnée, vous l’avez organisée, vous l’avez attendue et vous vous y êtes préparé. Mais une fois sur le terrain, il peut y avoir des imprévus :
  • vous ou l’un de vos coéquipiers se sent mal ;
  • des éboulements ou de la neige rendent le sentier impraticable ;
  • vous avez égaré/oublié une partie de votre matériel ;
  • etc.
   Dans ces cas là, mieux vaut faire demi-tour et revenir quand les conditions seront plus favorables. C’est parfois une décision frustrante et difficile à prendre, mais en randonnée cela fait aussi partie du jeu ! Je vous raconte mon expérience sur « l’art du demi-tour » dans cette vidéo : https://​www.​randonner-​malin.​com/​l-​art-​du-​demi-​tour-​en-​randonnee-​quand-​ou-​comment/

6. Prévenir un proche

   J’en parle souvent, mais suis obligé de le mentionner à nouveau tellement c’est une habitude importante à prendre : prévenir une personne de confiance de votre randonnée, avec l’itinéraire précis et des consignes.
 
   Voici l’article sur le sujet : https://​www.​randonner-​malin.​com/​une-​habitude-​qui-​peut-​vous-​sauver-​la-​vie-​en-​randonnee/

   Pour résumer, assurer sa sécurité (et celle des autres) n’a rien de sorcier. C’est surtout une question de bon sens. ;-)
 
   Mais bon, ça vaut le coup de faire quelques rappels de base de temps en temps quand on voit les comportements de certains sur les sentiers – qui ont dû laisser leur bon sens à la maison !

   Je me rassure d’ailleurs en me disant qu’ils ne connaissent pas Randonner Malin. 😆 En tout cas, je l’espère…

Bonnes randos à bientôt,
François